13 décembre 2008
Index huiles essentielles
- Huiles essentielles et photosensibilisation 1 : généralités

- Huiles essentielles et photosensibilisation 2 : le petitgrain mandarine

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Huiles essentielles et photosensibilisation 2 : le petitgrain mandarine
Après l'article plus général sur les huiles essentielles phototoxiques, un focus sur le petitgrain mandarine repris et augmenté, de mon ancien blog.
Sur le site de l'IFRA, j'ai trouvé ceci :
Petitgrain Mandarin Oil
Recommendation
Skin Contact : Restricted
0.165% (excl. rinse-off products)
Non-Skin Contact : No limitation
For
applications on areas of skin exposed to sunshine, excluding bath
preparations, soaps and other products which are washed off the skin,
Petitgrain Mandarin oil should not be used such that the level in the
consumer product exceeds 0.165%. This level is based on an assumed
content of methyl N-methyl anthranilate of 60%. It has to be reduced
accordingly in the presence of methyl N-methyl anthranilate added as
such (see remark on phototoxic ingredients in the introduction of the
IFRA Code of Practice).
This recommendation is based on the phototoxic potential of methyl N-methyl anthranilate at 5% and on the observed no- effect level of approximately 2mg/cm² on the skin of the hairless mouse (D.L.J. Opdyke (1979), Fd. Cosmet. Toxicol. 17, 273) and of 0.5% in humans. In addition methyl N-methyl anthranilate did not cause photoallergy at 0.5% in human subjects (communication from RIFM).
(35th Amendment to the IFRA Code of Practice - new Standard)
Date of compliance for new submissions: April 17, 2001
Date of compliance for existing fragrance compounds: April 17, 2002
Donc en dehors de produits rinçables, compte tenu du faible dosage indiqué par l'IFRA, je préfère éviter cette huile essentielle pour des produits destinés à une peau susceptible de voir le soleil.
Le
composant responsable du risque de photosensibilisation ne serait donc
pas une furocoumarine (composant chimique habituellement responsable de
ce type de risque) mais un composé azoté, un ester, le methyl
N-methyl anthranilate.
Franchomme indique pour le petitgrain mandarine en contre-indications : non connues.
Dans la composition du petitgrain bigarade selon Franchomme, le méthylanthranylate de méthyle figure en dernière position sans pourcentage indiqué. Il indique qu'aucune contre-indication n'existe aux doses physiologiques, l'HE de ce petitgrain-là ne figure pas dans les listes de l'IFRA.
Pour le petitgrain bergamote, il indique dans la composition : furocoumarines (?) (sic) et "contre-indications:non connues".
Pour le petitgrain combava, ni furocoumarines, ni methyl N-methyl anthranilate mais "contre-indications:non connues". Ce petitgrain a une odeur très différente des autres petitgrains, il est très riche en citronellal, ce qui lui confère des vertus anti-inflammatoire et antirhumatismales.
Voilà pour les petitgrains listés par Franchomme.
D'après l'article sur les furocoumarines de Cropwatch, les petitgrains en général ne semblent pas présenter de risques de phototoxicité liés à la présence de ces substances, malgré quelques références les évoquant.
Lien intéressant : Commission européenne
Source image : U Mandriolu, excellent fournisseur

12 décembre 2008
Huiles essentielles et photosensibilisation 1 : généralités
Une reprise d'anciens articles parce que ce sujet est toujours d'actualité, particulièrement au moment des fêtes où les senteurs d'agrumes sont de saison dans nos petits produits maison...
La photo-sensibilisation produit sur la peau diverses réactions cutanées dont des tâches pigmentées plus ou moins foncées très difficiles ensuite à faire partir. On observe également d'autres type de réaction liées à la lumière comme des dermites par exemple lors de contact dans la nature avec certaines plantes lorsqu'on s'assied dans l'herbe lors d'un pique-nique. Ils s'agit alors de photo-allergie, la photosensibilisation (appelée aussi phototoxicité) concerne tous les monde, la photo-allergie concerne uniquement les personnes prédisposées.
L'huile essentielle de bergamote serait également photo-carcinogène, la conjonction entre huile de bergamote et UV serait susceptible de déclencher des cancers de la peau.
Le temps nécessaire pour "évacuer" le risque est assez mal déterminé dans la littérature que j'ai consulté, il varie de 6 à 24 heures... Je pense qu'il est à mettre en lien avec la luminosité à laquelle on s'exposera ensuite. Prudence particulière donc lorsqu'on va ensuite se faire bronzer à la plage ou pire sous UV "artificiels". Prudence également à cette saison si on fréquentes les pistes de skis et les champs de neige.
Donc d'abord un point général sur les huiles essentielles et absolues présentant des risques de photo-sensibilisation posté dans l'article sur les précautions générales liées aux HE dans mon ancien blog ICI .
Les huiles essentielles photosensibilisantes sont celles qui contiennent des furocoumarines et/ou des psoralènes, ainsi que de l'anthranilate de methyl (indications non-exhaustives) :
Huiles essentielles de la famille des Citrus (Rutacées) extraites des zestes :
Orange amère (Citrus aurantium ssp aurantium op zeste), oranger doux
(Citrus sinensis op zeste), mandarinier (Citrus reticulata blanco var.
mandarine op zeste), bergamote (Citrus aurantium ssp bergamia op
zeste), limette ou citron vert (Citrus limetta op zeste), pamplemousse (Citrus
paradisii op zeste), cédrat (Citrus medica), combawa (Citrus hystrix), tangerine, etc...
Huile essentielle de petitgrain mandarine (Citrus reticulata op feuille) : Voir article spécifique.

Autres HE : khella (Ammni visnaga), angélique graines (Angelica
archangelica op graines), céleri (Apium graveolens), verveine (Lippia
citriodora), carvi (carum carvi) 1., cumin (Cuminum cyminum) 2. ,
tagète (oeillet d'Inde), rue (Ruta graveolens)
Egalement : tilleul (a priori existe uniquement sous la forme d'absolue)
Liste non exhaustive !!!! Ne pas oublier, bien qu'il ne s'agisse pas d'huile essentielle, les extraist de millepertuis qui contiennent de l'hypéricine dont la macérat huileux.
1. à vérifier : contient des coumarines mais pas a priori de furocoumarines
2. non signalé par Franchomme qui signale une possibilités de
dermatoses d'irritation, contient des coumarines selon le chémotype
(scopolétine) mais s'agit-il d'une furocoumarine...
NB : il existe des huiles essentielles de zeste d'agrumes distillées, c'est le cas de l'huile essentielle de clémentine vendue par Aroma-zone, si elles ne présentent pas les mêmes risques de photosensibilisation elles ne présentent pas non plus les mêmes propriétés Ces huiles essentielles sont généralement considérés par les aromathérapeutes comme de moindre qualité au sens large.
En aucun cas, parce qu'un fournisseur indique que l'huile essentielle de clémentine zeste (distillée donc) qu'il vend n'est pas photosensibilisante, il faut élargir cette information à l'ensemble des huiles essentielles de clémentine zeste vendues qui sont pour la plupart produites par expression.
Lors de mes lectures, j'ai constaté qu'on mettait également en cause parfois les huiles essentielles de lavande et santal, mais j'ai l'impression qu'il s'agit plus de photo-allergie que de photosensibilisation.
J'ai également abordé ce thème, pour celles qui y sont inscrites sur le forum des Petites Magies ICI , une gentille fée a eu la gentillesse de traduire toutes les recommandations de l'IFRA (International Fragrance Association) sur ce thème. Depuis Venezia a également repris et synthétisé ces infos dans son article plus accessible à toutes ICI.
Même si je m'autorise quelques gouttes d'huiles essentielles de zeste d'agrumes pour une question purement olfactive, je reste volontairement bien en dessous des pourcentages indiqués par l'IFRA et j'ai choisi d'exclure définitivement la bergamote de mes préparations. J'évite également de les utiliser dans des produits destinés à être utiliser par grand soleil. Je préfère me restreindre et éliminer tout risque, ces tâches sont vraiment disgracieuses et on ne maîtrise pas les sensibilités propres à chaque individu.
J'insiste aussi sur le fait que plus petite est la quantité de produit préparé, plus il devient difficile de maîtriser l'exact pourcentage incorporé dans la préparation.
Dernière recommandation : les codigouttes et compte-gouttes n'ont pas tous le même débit et le poids d'une goutte est très variable, préférez les mesures en gramme avec une balance de précision.
Pensez également à préparer à l'avance une synergie dans un flacon dont vous prélèverez ensuite la quantité nécessaire...Il est plus facile de doser un pourcentage sur un flacon de 10ml d'huiles essentielles en synergie que sur quelques gouttes.
Webographie :
En français : Atlas dermato, Aromalves, Dermaptène
En anglais : NAHA, Evaluation of Phototoxic Properties of Fragrances, Marianne Placzek, Wolfgang Frömel, Bernadette Eberlein, Klaus-Peter Gilbert and Bernhard Przybila, Fiche sur la tagète sur Cropwatch, 117 pages sur les furocoumarines (Bon courage !) toujours sur Cropwatch
Source des images : citrus, panneau, bergaptène, compte-gouttes

08 juillet 2008
Du bon usage des huiles essentielles
Tenir hors de portée des enfants.- Par principe les utiliser en application cutanée uniquement diluées (les utilisations pures sont ponctuelles, précises et doivent être dûment motivées).
- Pas d’utilisation pure dans le nez, les oreilles, les zones ano-génitales. D’une manière générale, l’usage des HE pour ces zones se fait sous contrôle d’un professionnel (médecin, aromathérapeute, naturopathe).
- Pas d’huiles essentielles sur les paupières ou le contour des yeux. Prudence pour les aisselles, les plis de l’aine, le dessus du crâne.
- Certaines huiles sont photosensibilisantes, ne pas les utiliser avec un exposition au soleil ou aux UV d’une manière générale. Il s’agit principalement des huiles produites par expression des zestes de citrus (bergamote, citron, orange, pamplemousse, clémentine, mandarine, etc.). Les huiles produites à partir des ces mêmes zestes mais par distillation ne sont pas aussi dangereuses. D’autres huiles essentielles présentent des risques du même ordre : petitgrain mandarine, angélique, rue, céleri, cumin, etc.
- Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l’eau, les mélanger avec un dispersant avant de les verser dans un bain.
- Même si la plupart des huiles essentielles ont une durée de vie longue (5 ans), certaines sont moins stables, les huiles essentielles ou essences produites par expression des zestes se gardent entre 1 et 2 ans. Les huiles essentielles riches en terpènes, comme celles de la famille des pins et sapins sont sensibles à l’oxydation, ainsi que celles riches en linalol (bois de rose, bois de Hô, lavande…). Veillez à les conserver dans de bonnes conditions (à l’ombre et au frais) et à ne pas dépasser la date de péremption.
- Ne jamais utiliser une huile essentielle que l’on ne maîtrise pas. Toujours se renseigner préalablement sur ses usages et ses précautions d’emploi.
- Faire un test cutané au pli du coude, à une dilution dans une huile végétale neutre correspondant à l’emploi, surtout pour les terrains allergiques, intolérants ou hyper-réactifs.
- Tenir les flacons debout afin d’éviter que les HE ne finissent par endommager les bouchons.
- Veiller à une bonne fermeture des bouchons.
- Penser à se laver soigneusement les mains après manipulation.
- En cas d'huile essentielle dans l'oeil. Roncer à grande eau pour évacuer par effet mécanique. Rincer ensuite avec une huile végétale (dans une oeillère idéalement). Rincer au sérum physiologique pour éliminer l'huile.
- Ne pas diffuser en présence d’un asthmatique.
- Ne pas diffuser pendant son sommeil.
- Ne pas utiliser d’HE dans des produits cosmétiques ou de toilette pour les enfants de moins de 3 ans, les femmes enceintes ou allaitantes, y compris par voie de diffusion.
- Prendre l’attache d’un professionnel pour les utiliser pour des personnes présentant un problème de santé (tout particulièrement les personnes atteintes d’un cancer, d’un déréglement hormonal, d’un désordre immunitaire, d’hyper ou d’hypotension, d’épilepsie, d’insuffisances rénales ou hépatiques).
Les huiles essentielles à utiliser avec précautions :
Contenant des phénols, dermocaustiques : cannelle écorce et feuilles, clou de girofle, thym à thymol, sarriette, etc. Ne pas utiliser en bain ni en diffusion.
Contenant des cétones, toxiques : Sauge officinale, menthe poivrée, etc. Usage précautionneux. Ne pas utiliser en bain ni en diffusion.
Contenant des dicétones : Hélichryse italienne. Moins toxiques que les précédentes. Soyez tout de même prudente en terme de dosage.
Contenant du linalol : Thym à linalol, bois de rose, etc. Prudence avec les sujets allergiques. Risque d’allergie cutanée.
Contenant des aldéhydes : Eucalyptus citronnée, citronelle, litsée citronnée. Peuvent être irritantes, provoquer de la toux. Attention aux yeux, ne pas utiliser en bain.
Contenant des aldéhydes aromatiques : Cannelle de Ceylan, cannelle de Chine, etc. Dermocaustiques, irritantes pour les muqueuses. Ne pas utiliser en bain ni en diffusion.
Contenant des lactones : Laurier noble, achillée, ciste. Allergisantes potentielles. Ne pas utiliser en bain.
Contenant du menthol : Menthe poivrée, menthe des champs. Le menthol en grande quantité est hypertensif, stupéfiant, excitant et dépressif. Ne pas utiliser en bain ou en diffusion.
Contenant des coumarines : zeste d’agrumes, aneth, angélique. Photosensibilisantes.
Contenant des phtalides : Livèche, céleri. Photosensibilisantes, risque de dermocausticité.
Inspiré de CE TEXTE.




