Labelblue - Belle et bien naturellement

Cosmétiques et produits de toilette faits maison - Formules et ingrédients

30 septembre 2008

Ca chauffe, ça chauffe pas ???

chaudGros dilemne à chaque élaboration de formule...

Voyons ce qu'on peut déjà résumer...

flacon___hydrolatHE

Les huiles essentielles et les hydrolats : A introduire toujours à une température inférieure à 40°C. Au delà, ils perdent leurs propriétés partiellement ou totalement. Les molécules aromatiques sont très volatiles et se modifient sous l'influence de la température. (merci Cosméto... ;-) )

La glycérine supporte la chauffe, l'aloe vera non, d'où l'intérêt de l'emploi d'aloe vera concentré qui permet d'utiliser de l'eau en phase aqueuse et d'ajouter l'aloe vera concentré quand l'émulsion atteind une température inférieure à 40°C. Je n'ai pas d'information sur le silicium liquide mais je préfère l'ajouter sans le chauffer.

emulfisiantLes émulsifiants : A utiliser à la température indiquée par le fabriquant. Ne pas confondre température de fusion et température d'émulsion ! Se méfier des indications des fournisseurs, tenter d'obtenir le nom utilisé par le fabriquant et se référer à une fiche technique du fabriquant. Si vous utilisez un émulsifiant à une température inférieure à la température prévue, il est possible que vous obteniez une émulsion mais elle risque de ne pas être de bonne qualité (moins fine, moins pénétrante, toucher collant, etc.) ou de ne pas être stable dans le temps (risque de sédimentation, crémage, coalescence...Pas de panique...C'est pour vous habituez doucement aux termes, un article sur le sujet arrive).

L'ester de sucre peut s'utiliser à froid ou à chaud.

cire_abeilleLes cires : Je les introduis toujours dans la part de la phase huileuse mise à chauffer, dès le départ...Même si leur point de fusion est dépassé, elles supportent sans dommage une chauffe à 80°C (je ne dépasse jamais cette température pour mes préparations). Une exception pour les cires florales vendues par le site (fermé) des Folies d'Indigo, qui ne supportent pas plus de 60°C. Dans ce cas, c'est un peu plus complexe... Il me semble que la meilleure solution consiste à les fondre assez pour les détendre avec une huile qu'on ne chauffe pas, on introduira ensuite le mélange qui devrait avoir une consistance très souple après confection de l'émulsion à une température inférieure à 60°C. Ce problème ne s'applique pas aux cires florales dures.

Les actifs : Les introduire de préférence sous 40°C sauf indication contraire expresse du fournisseur. Certains actifs nécessitent une préparation préalable, par exemple une dilution dans un peu d'eau chauffée (qui sera déduite de la quantité de phase aqueuse).

xanthan_gumLes gélifiants : Sauf utilisation de dernière minute en rattrapage d'une consistance "défectueuse", j'utilise toujours les gélifiants (gomme xanthane, gomme guar, gomme adragante, gomme de cellulose, etc.) sous forme d'un gel préparé avant la confection finale de mon produit, dans un peu d'eau chauffée à la température requise dont le poids (je calcule quasi toujours en grammes, et toujours pour les émulsions) sera déduit de la phase aqueuse. J'introduis le gel vers 50°C si la formule nécessite une chauffe. Après la phase aqueuse pour une formulation à froid.

Maintenant, passons à ce qui pose le plus de problèmes et ce pour quoi je n'aurais hélas pas de réponse bien définitive à apporter : Les huiles et beurres

La capacité à supporter la chauffe est directement liée au fait que l'huile ou le beurre soit oxydable ou non. La facilité d'oxydation en dehors de mauvaises conditions de stockage (au chaud, à la lumière, sans un flacon mal fermé), est liée d'une part à la concentration en acide gras saturés, d'autre part à la composition détaillée en acides gras insaturés  (pourcentage d'acide linoléique) et également à la présence de divers autres composants qui ne sont pas des acides gras, les tocophérols (il en existe différents : alpha, béta, delta, gamma...) et d'autres substances comme les polyphénols ou les phytostérols.

Je n'ai trouvé nulle part sur internet ou dans les quelques livres sur les huiles végétales en ma possession, ni de liste classant les huiles selon leur degré de résistance à l'oxydation, ni d'informations précises, quantifiées qui pourraient permettre de déterminer cette résistance en fonction de la composition de l'huile. J'ai reçu en cadeau, après avoir commencé à rédiger, le livre d'Hélène Berton, "Les huiles essentielles pour la peau" Ed.Favre, elle présente quelques huiles et indique leur facilité à rancir par un nombre de R. Je partage ses indications pour certaines huiles mais je suis assez surprise par d'autres. Je ne modifie pas la suite de mon article...

On trouve des listes de "durée de vie" en tranches de mois, avec des huiles qui ne sont toujours pas classées dans les mêmes tranches selon les sites, des informations parcellaires...Et parfois contradictoires ! Il suffit que je dise huile d'amande douce ou huile de germe de blé pour que vous compreniez de quoi je parle.

Donc, voila ce qui résulte d'un melting pot d'infos a priori exactes, de mon expérience corroborée par celles d'autres expérimentatrices !

beurreGras peu fragiles supportant la chauffe rangés par fragilité croissante :

  • Huile de jojoba : en fait plus une cire qu'une huile puisqu'elle est composée d'esters et non de triglycérides
  • Le beurres naturels durs : karité, cacao, palme, mangue, sal, illipé, kokum. Un petit bémol pour les beurres artisanaux (karité, palme...) dont le mode de fabrication peut induire une plus grande fragilité à l'oxydation. (Merci Michèle)
  • A priori les beurres fabriqués à partir d'huile hydrogénées : beurre d'amande, de macadamia, d'argan, d'abricot, etc. Une interrogation pour les beurres fabriqués à partir d'huiles très fragiles à leur état liquide, comme le beurre de chanvre par exemple
  • Les huiles semi-solides, parfois appelées beurres : coco et babassu. Une interrogation pour des huiles qui, si leur partie triglycérides est bien riche en acides gras saturés, comprennent également des composants autres leur conférant des propriétés particulières : calophylle, neem, andiroba, chaulmoogra... Ces composants ne risquent ils pas d'être altérés par la chaleur ?

huileLes huiles liquides résistantes qui peuvent être chauffées : olive surtout et macadamia, argan, pépins de framboise, moringa, marula, son ou germe de riz

Huiles fragiles : noyau d'abricot, noyau de pêche, amande, pépin de courge, carthame, tournesol.

Comme d'autres huiles, ces deux dernières existent en version oléique, bien plus stable, comme vous pourrez le constater sur le site de l'huilerie Philippe Vigean. Je pense que c'est ce type d'huile oléique qui est utilisé dans les préparations commerciales, cosmétiques et macérations, sans indication, ce qui nous induit en erreur. Donc, sauf à vous procurer des variétés oléiques avec certitude, considérez ces huiles comme fragiles.

Huiles très fragiles : bourrache, onagre, rose musquée, kukui, chanvre, nigelle, lin.

Voilà un premier jet... Si beaucoup d'huiles de figurent pas dans cette liste, c'est que les indications trouvées sont contradictoires ou inexploitables... La discussion est lancée !

Le doute est présent pour certaines huiles courantes comme noisette, avocat et sésame.

Pour pallier à ce problème de perte de propriétés ou de qualité lors de la chauffe. Pour toutes les émulsions dont l'émulsifiant nécessite une température élevée (supérieure à 40°C), j'inclus toujours une huile "solide"  (en terme d'oxydation, pas de consistance) et de l'eau avec lesquelles je confectionne une émulsion à la température requise, forcément très ferme, bien compacte. Ensuite j'introduis les huiles plus fragiles de suite mais sans les chauffer et les huiles très fragiles, les hydrolats, les actifs à 40°C ou moins.

Source des images : panneau, flacon bleu, flacon HE, émulsifiant, cire abeille, xanthane, beurre, huile

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Posté par bluetansy à 16:00 - Outils et techniques - Commentaires [32] - Permalien [#]

Commentaires

c'est les questions dont je me pose souvent ton article tombe bien! Si "j'emprisonne" mes ha et he dans un flacon fermé et que je les fais bouillir ça veut dire que les actifs ne s'envolent pas MAIS est-ce qu'ils sont (complètement) détruits à 100°C ?

Posté par cosmeto, 30 septembre 2008 à 16:29

Les molécules aromatiques se modifient aussi avec la température ! Donc même enfermée, elles changeront !

Posté par bluetansy, 30 septembre 2008 à 16:42

je commence à comprendre pourquoi j'ai des ratages ! :)
Merci pour toutes ces précisions

Posté par christine, 30 septembre 2008 à 19:01

Blue je ne savais pas que les huiles de noyau d'abricot, d'amande et de pepins de courge étaient des huiles fragiles. pourtant ce ne sont pas des huiles poly-insaturées. je reste perplexe à ce sujet.

pour les he je les introduis maintenant à température ambiante après avoir vu "tourner" des crèmes même à 40° et plus de problèmes depuis.

pour les ha (les rares fois où j'en utilise dans mes formulations) je les mettais à chauffer avec l'eau et le gel d'aloé véra. pour l'instant je tatonne encore dans les dosages des cires. le jour où j'aurai enfin mes repères je changerai mes habitudes (plus d'ha, plus d'actifs...)

Posté par eau de rose, 30 septembre 2008 à 21:08

L'huile de pépins de courge Philippe Vigean contiendrait 52% d'acides gras poyinsaturés (http://www.huilerievigean.com/Huilerie_Philippe_Vigean/NOS_HUILES_CLASSIQUES.html)-au passage, ils ont maintenant des HV en qualité "oléique"-, pour l'amande on trouve plusieurs versions sur sa capacité de conservation et de résistance à la chauffe... De mon expérience, en tous cas en qualité bio non raffinée, c'est une huile sensible.

"L'huile de noyau d'abricot est très riche en vitamine A et en acide linoléique, c'est l'huile la plus riche en acides poly-insaturés" dixit les labos Hévéa, même si je pense qu'il y a "pire" en polyinsaturés...J'avoue que c'est contradictoire avec les données que j'ai trouvées sur la proportion d'acide oléique (mono-insaturé donc) des HV d'amande et de noyau d'abricot...

Je pense par contre qu'elle est très riche globalement en acides gras insaturés (poly et mono confondus) et c'est ça qui la rend sensible à l'oxydation...

j'avais prévenu qu'on allait discuter... lol

Posté par bluetansy, 30 septembre 2008 à 23:33

Je remets le lien vers Vigean qui s'est mal affiché :
http://www.huilerievigean.com/Huilerie_Philippe_Vigean/NOS_HUILES_CLASSIQUES.html

Posté par bluetansy, 30 septembre 2008 à 23:35

Wahou! C'est une mine d'info ton blog! Je le découvre et j'apprends énormément de choses!
Merci
Caro

Posté par margouillas, 01 octobre 2008 à 00:48

Vaste sujet Blue mais incontournable dès lors qu'on fait des cosmétiques.

Quelques remarques:

- Merci de rappeler la température maximale pour les cires florales en beurre.
J'ai malencontreusement chauffé ma cire de géranium qui ne devrait pas dépasser 60°. Au pire, j'en ai perdu les propriétés dans mon lait nettoyant pour lequel je voulais le parfum.
Je pense que je vais terminer cette cire florale directement sur lèvres et peau... Elle périme en mars 2009 et je ne sais pas vraiment quoi en faire depuis près d'un an que je l'ai achetée.

- Je mettrais aussi l'huile de tournesol très courante et abordable donc très utilisée dans les macération solaires. Elle est fragile.

- Je trouve un peu dommage en cosmétique d'utiliser des variétés d'huiles fragiles oléiques alors qu'on a des huiles oléiques naturelles très utiles comme l'olive, l'argan... qui sont très intéressantes pour leurs propriétés intrinsèques.

Beaucoup de cosmétiques naturels "cheap" affichent de l'huile de tournesol dans leurs formules et je pense que c'est la variété oléique.
Nous on peut trouver d'excellentes huiles d'olive peu odorantes et de la merveilleuse huile d'argan.

Les variétés oléiques sont peut-être utiles en alimentaire ... et encore notre alimentation moderne est déjà trop riche en omégas 9 et 6.

- les beurres d'huiles fragiles sont certainement fabriqués à partir d'huiles raffinées, ce qui n'a plus rien à voir avec l'huile vierge de départ.
Mais ça peut être intéressant comme agent de texture s'ils sont faits à partir dhuiles hydrogénées et non avec la fameuse "hydrogenated vegetable oil" non identifiée.

Quoi que maintenant que je fabrique mes propres beurres avec un épaississant, je n'en achète plus. Il faut juste que je termine les stocks accumulés ;-)

- cartains beurres naturels peuvent être fragilisés en fonction de leur mode d'extraction.
J'aurais donc mis les cires et donc le jojoba avant ces beurres.

Le beurre de karité est souvent de piètre qualité et peut vite "tourner" selon la manière dont il a été traité.
J'ai eu une fois un beurre de cacao bio chez Akamuti qui est arrivé rance et elle me l'ont échangé sans discuter en me disant que c'était un produit naturel, que son pays d'origine faisait sa caractéristique et bla-bla mais j'ai refusé.

L'odeur de ces beurres peut sembler naturellement forte or un beurre frais a une odeur caractéristique mais pas rance. Et s'il est trop chauffé pendant la fabrication il a des chances de rancir encore plus vite.
J'ai eu une huile de noyau de palme (pourtant extrêmement stable) fabriqué dans la maison d'une amie togolaise et en 1 mois chez elle hors frigo, il a tourné. J'en ai fait un savon...

- Huile de kukui: j'en ai un flacon acheté après t'avoir lu en vanter les propriétés.
Je suis surprise qu'elle soit considérée comme fragile vu son aspect qui semble très raffiné...

- J'essaie de mettre systématiquement dans toutes les huiles que j'achète de la vit E dès l'ouverture. Au pire, si je dois les utiliser dans la cuisine, ça ne pose pas de problème.

- Une autre huile qui n'y figure pas mais je crois que tu as dû l'omettre pour les contradictions indiquées: l'huile de pépins de raisins.
L'huile raffinée est indiquée pour les fritures et fondues alors que c'est une huile poly-insaturée... Il ne doit pas y rester beaucoup de polyphénols.
Et j'imagine que Caudalie n'utilise pas l'huile pressée à froid...

L'huile vierge pressée à froid de E. Noël est extrêmement rancissable et c'est logique. J'ai dû finir mon flacon dans un savon or je l'avais protégé et mis au frigo.

Depuis, je stocke une huile allemande achetée au magasin bio dans laquelle j'ai mis un antiox et que je stocke au frigo. Je l'utilise comme base de ma crème de jour et j'adore.

- Enfin et j'arrête là mon bavardage, je trouve que le livre des Clergeaud donne une composition moyenne des acides gras de certaines huiles et que c'est un bon indicateur.
Mais toutes les HV n'y sont pas répertoriées.

Merci Blue, on n'a pas fini d'en parler...

Posté par michele, 01 octobre 2008 à 08:48

Pour les beurres, ils sont globalement stables à la chauffe, je vais plutôt mettre un bémol concernant les beurres d'origine artisanale, surtout karité et palme finalement.

Les cires sont classées dans un paragraphe à part, il n'y a pas de classement d'ordre entre les différents paragraphes, je vais déplacer le jojoba, pour moi c'était équivalent mais effectivement, il ne contient quasi que des esters cireux.

Non le kukui, qui est effectivement souvent raffiné, rancit vite, tu t'en rends compte si tu essuies mal le goulot, ce qui s'y dépose, bien qu'enfermer plus ou moins dans le bouchon pu l'oxydé à l'utilisation suivante. Je viens d'ailleurs de connaître la même expérience avec de l'huile d'argousier chez une amie, j'ai cru que son flacon était oxydé et c'était juste les dépôts du goulot. Donc sachant que les réactions d'oxydation se propagent une fois amorcées, penser à bien nettoyer vos goulots et bouchons de flacons à chaque utilisation.

Pour l'huile de pépin de raisin, effectivement il y a un grand écart entre la très raffinée, vendue pour les fondues, limpide et sans odeur, stable à l'oxydation mais dont l'unique intérêt est dans l'extrême fluidité et la pénétration qui peuvent la faire choisir en support de massage, et, à l'opposé, l'huile de première pression à froid (procédé spécifique relativement récent), riche en propriétés, colorée, à l'odeur prononcé et très oxydable semble t il, malgré sa richesse en polyphénols qu'on aurait pu pens

Je vais aussi ajouter en mettant le lien vers Vigean puisque les choses y sont claires, l'indication pour les huiles en version oléique ou non. Je me demandais si ces huiles oléiques étaient issues d'OGM, si Vigran en vend a priori non, elles seraient donc issues uniquement de sélections ?

La composition en acides gras est un bon indicateur mais parfois une huile qu'on pourrait croire facilement oxydable par sa compo en acides gras est rendue stable par sa composition particulière en insaponifiables.

Posté par bluetansy, 01 octobre 2008 à 11:25

Merci de ta visite Margouillas !

Posté par bluetansy, 01 octobre 2008 à 11:37

Merci pour ces rappels Blue! C'est toujours précieux de pouvoir se clarifier l'esprit...
(Et merci aussi pour les recherches que tu as fait pour mon blog! c'est très gentil à toi!)

Posté par profiteresse, 01 octobre 2008 à 13:01

De rien !!! Etant SJF (sans Jules fixe ! lol) c'est un sujet qui m'interpelle... ;-)

Posté par bluetansy, 01 octobre 2008 à 13:30

Hello Blue, merci pour le point sur ce sujet crucial…

pour les hydrolats, j'apporterai une petite nuance. Je milite depuis très longtemps pour l'usage à froid des hydrolats de manière à préserver leurs propriétés thérapeutiques. Néanmoins, si on s'en fiche mais que l'on tient beaucoup au parfum délicat que peut apporter un hydrolat, je dirais que resistent très bien à la chauffe (pour le parfum) la rose et la menthe poivrée.

Pour les huiles, je les conserve toutes au froid, sauf les oleines, le coco, le jojoba et l'olive.
j'ai eu de la pepin de fruits de la passion qui s'est oxydée le temps d'éternuer. J'utilise la tournesol bio pour certaines macérations chauffées avec un max d'antioxydants, ça ne bouge pas.
Tu n'évoques pas du tout l'huile de sésame que je trouve bien stable… mais sentant le sésame bien sûr. j'aime beaucoup aussi l'huile de noix d'amazonie, que je garde au frigo et que j'utilise autant à froid dans la cuisine qu'en cosméto et qui me parait pas trop fragile (j'en suis à mon troisième flacon de 25cl… ) J'ai aussi découvert la soja bio (A l'Olivier) d'un jaune éclatant qui donne de belles couleurs à ce qu'on fabrique et qui me semble assez resistante.

Pour les huiles fragiles, j'essaie de ne pas les acheter en trop grande quantité…
j'arrète là, c'est un sujet inépuisable…

Posté par venezia, 04 octobre 2008 à 22:30

Pour la sésame, figure toi que j'ai trouvé des trucs contradictoires, du coup je voulais creuser avant de la ranger dans une catégorie...et j'ai oublié !

J'aime aussi beaucoup l'huile de noix d'Amazonie, la mienne est une de chez Guayapi que j'économise, mon flacon est ouvert depuis avril, il est dans un placard sombre, pas soumis à la chaleur et pour le moment aucun signe de faiblesse, pas d'anti-oxydant ajouté. J'ai le sentiment (à confirmer) qu'on est dans la même gamme que l'huile de macadamia.

Pour le soja et le tournesol, je me demande si on achète pas parfois des versions "high oléic" sans le savoir...Idem pour le colza.

Posté par bluetansy, 04 octobre 2008 à 22:51

c'est au moins la 5ème fois que je lis ton article! c'est super utile, là je m'apprête à faire un petit bain marie(ce serait dommage d'abimer toutes ces huiles.. )
bisous

Posté par puchao, 03 novembre 2008 à 17:45

Quelle surprise j'ai eu en découvrant ce lien !
Très bonne synthèse avec tout ce que j'aime : des remises en question, des hypothèses, des recherches etc..
Bref, une vraie référence !
Je l'ai imprimé comme telle..
Merci

Posté par patte, 03 novembre 2008 à 19:22

et..

l'huile de germe de blé?

j'ai lu tout et n'importe quoi sur cette huile, donc je ne sais pas que penser!

Posté par blandine, 04 mars 2009 à 19:35

Comme Blandine
germe de blé riche en vit E et fragile? bon mais elle upe et c'est sûr

Posté par mlk, 04 mars 2009 à 23:32

Pour moi fragile, par expérience, c'est sûr et certain...

Posté par bluetansy, 07 mars 2009 à 01:03

C'est parce qu'elle s'oxyde avant les produits qu'elle protège que la vitamine E est anti-oxydante.

Selon les autres acides gras de l'HV, la vitamine E est plus ou moins fragile.

En reprenant le Clergeaud pour les % d'aciges gras et deux huiles très riches en vitamine E:

- L'HV d'argan qui est aussi très riche en vit E contient des acides gras saturés (env. 18/20%) très stables et env. 43% d'acide oléique stable aussi.
Et 37% d'acides poly-insaturés fragiles.

- L'HV de germes de blé très riche en vit E contient seulement 7% d'acides gras saturés et 30% d'oléique.
Et 60% de poly-insaturés fragiles.

Donc le germe de blé est très fragile puisque sa vit E couplée à beaucoup d'acides gras poly-insaturés s'oxyde plus vite.
On l'utilise donc dans certaines formules pour "protéger" mais c'est parce qu'elle se dégradera d'abord.

Posté par michele, 07 mars 2009 à 15:44

"aciges"? Non je suis désolée c'est "acides" bien sûr :)

Posté par michele, 07 mars 2009 à 15:46

Sauf que ses acides gras polyinsaturés se dégraderont car ils sont fragiles et seront donc victimes du rancissement dont je ne vois pas en quoi elle protège, pour moi au contraire elle accélère le rancissement...

Posté par bluetansy, 08 mars 2009 à 01:05

C'est bien pour cela que j'ai mis des guillemets à protéger.
Ceci dit, dans les huiles de bain ou de douche, je met très fréquemment de l'HV de germes de blé.
Son côté nourrissant est très appréciable en combinaison avec le polysorbate et la couleur est jolie.

L'utilisation des produits maison étant rapide, je n'ai pas eu le temps d'observer d'oxydation.
Mais c'est sûr que c'est une HV fragile.

Posté par michele, 08 mars 2009 à 11:13

Germe de blé

Autre info sur le germe de blé :
" Wheat germ Oil
Contains: protein, minerals, vitamins E, A & D
Uses: dry cracked skin, eczema, psoriasis, prematurely aged skin, stretch marks. Thick, sticky, some sources say anti-oxidant. Use a 10% dilution
NOTE: often recommended as addition to other oils to increase stability and shelf life. HOWEVER, Sylla Sheppard-Hanger states that "if anything it oxidizes more readily than others. The vitamin E content is low and does not prevent it from oxidizing...if it has been used as an anti-oxidant and worked it is purely because the original wheat germ oil contained synthetic antioxidants commonly added at the source of production.""
http://www.naturesgift.com/agora/car.htm Donc la réputation de richesse en vitE de l'huile de germe de blé serait usurpée et dûe à des antioxydants ajoutés...

Posté par bluetansy, 09 mars 2009 à 23:14

Info très intéressante, merci Blue...

Posté par Catherine, 10 mars 2009 à 06:11

Merci à toi et Michèle

Posté par mlk, 10 mars 2009 à 19:58

Tiens ma Blue pour ma part je trouve que le pepin de framboise est une HV fragile et donc non resistante à la chauffe de même pour l'HV de sesame quoique deux producteurs deux infos differentes sur l'etiquette une Bio premiere pression à froid Emile noel a manger crue pour assaisonner et l'autres Biopress a manger cru ou peut être utilisée pôur la cuisson arghhhhhhhhh
des bisous ma Blue

Posté par Hind, 11 mars 2009 à 10:41

Pour le pépin de framboise, je te trouverais des infos Hind...Mais bon, vu qu'en général on la met en huile précieuse et pas en huile de base, on est pas obligé de la chauffer. Pour le sésame, je suis comme toi...Perplexe...

Posté par bluetansy, 11 mars 2009 à 14:34

Je m'étonne de cette idée Blue:

"The vitamin E content is low"
"réputation de richesse en vitE de l'huile de germe de blé serait usurpée et dûe à des antioxydants ajoutés..."

Ce n'est pas parce qu'on y ajoute des anti-oxydants qu'elle n'est pas riche en vit E naturellement.
L'huile de germes de blé est souvent classée en 3è position après le soja et le tournesol pour leur richesse en vit E.

L'huile de tournesol est une huile de base dont on extrait la vit E naturelle et pourtant elle rancit très vite aussi.
La vit E naturelle d'Aromantic est extraite du soja et du tournesol.

Je crois qu'il faut distinguer la richesse en vit E des HV et leur comportement face à l'oxydation. Ce sont deux choses différentes.

Posté par michele, 11 mars 2009 à 15:27

Ce n'est pas moi qui le dit Michèle...Je n'ai fait que traduire...
Je sais bien que ce sont deux choses différentes, mêm si il peut y avoir, selon les cas, corrélation, mais si elle est riche en polyinsaturés et qu'en plus son taux de vitamine E n'est pas si élevé qu'on le dit si souvent, cela pourrait bien expliquer sa faible résistance à l'oxydation...

Posté par bluetansy, 11 mars 2009 à 23:06

bjr a toutes
je voudrais savoir si HV de monoi est fragile ou pas?
merci

Posté par kika, 04 juillet 2009 à 23:10

c'est un macérat sur base d'huile de coprah (coco raffiné) l'huile de base supporte donc bien la chauffe donc pas de problème en terme de rancissement, par contre, ne pas trop chauffer ni trop longtemps par rapport au propriétés spécifiques de la macération.

Posté par bluetansy, 02 octobre 2009 à 00:49

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